Bilan réflexif sur le portfolio

Le portfolio, un puissant vecteur du changement

Le portfolio est un outil qui revêt de multiples intérêts ou objectifs, et qui peut prendre différentes formes. La création d’un portfolio peut être à l’initiative de son auteur, ou bien être requise dans le cadre institutionnel par exemple.  C’est le cas des portfolios d’apprentissage mis en place dans le cadre scolaire ou universitaire. Que la demande soit explicite (éventuellement imposée) ou non, il y a toujours une demande ou plutôt un public ou destinataire potentiel à l’origine du portfolio : c’est le cas du portfolio professionnel que l’on crée dans le but de le présenter à des clients ou employeurs potentiels. Il vise à susciter l’intérêt, plaire et convaincre.

Le portfolio est un outil d’évaluation : c’est un moyen pour son auteur d’obtenir une évaluation externe de la part d’un public, mais également de s’évaluer lui-même, en particulier lorsqu’il se place dans une démarche réflexive et constructive (ex : dans le cas d’un portfolio d’apprentissage). On peut facilement affirmer que tout portfolio s’inscrit dans une interaction sociale, même lorsque l’auteur adopte d’abord une démarche auto-réflexive. Le portfolio vise sans doute à produire un effet sur soi-même et sur les autres sans que les deux effets recherchés soient pleinement conscients et dissociables pour l’auteur. Comme l’être humain est un être résolument social, qui cherche par conséquent à communiquer avec l’autre, le contexte social ou le potentiel d’interactions sociales lié au projet du portfolio lui donne du sens. Dans le cas contraire, son auteur finirait par se lasser et tournerait en rond.

Quel que soit le degré d’autonomie et la capacité d’analyse de son auteur, le portfolio le conduit à des choix, à une prise de décision et à un certain degré d’auto-évaluation (par la prise de recul, l’auto-critique, l’auto célébration, etc.). Au niveau du contenu, il décide de présenter tel travail plutôt que tel autre, choisit de publier un billet réflexif sur une expérience vécue ou de ne pas le publier, etc. Si la plate-forme de portfolio utilisée et les compétences techniques de l’auteur le permettent, celui-ci va également opérer des choix dans la façon de présenter le contenu (choix relevant de la communication visuelle, qu’ils soient conscients ou non, efficaces ou non) et dans la manière d’organiser le contenu, à travers différentes rubriques. Toutes ces actions font émerger chez l’auteur un certain nombre de questions. Voici certaines questions que je me suis moi-même posé :

“Cet élément a-t-il bien sa place dans cette rubrique ou dans ce portfolio ?”.

“Ce travail que je présente illustre-t-il suffisamment bien telle compétence ?”.

“Mon portfolio reflète-t-il les progrès que j’ai accomplis ? “

“Les choix visuels et mon style rédactionnel sont-ils adaptés à mon public cible  ?”

“Celui-ci pourra-t-il se repérer et naviguer aisément ?”.

L’étendue des questions et leur nombre sont illimités. Quant aux réponses que l’auteur apporte et les choix qu’il opère, ils ne sont pas définitifs. A commencer par le choix de la plate-forme de portfolio. J’en ai pour ma part essayé trois avant d’établir la version actuelle de mon portfolio numérique d’apprentissage (on pourra lire ce précédent billet dans lequel j’ai relaté cette expérience).

A mon avis, le portfolio a un potentiel très fort : c’est un produit (le portfolio que l’on décide de montrer à un public à un moment donné) qui s’inscrit dans un processus de création, de réflexion et d’apprentissage (le portfolio est évolutif et symbolise un mouvement). Il rend plus visible à son auteur un certain nombre de ses cheminements, l’aidant à prendre peu à peu conscience qu’il est sujet de sa formation ou de toute autre démarche qu’il a entreprise et dans laquelle s’inscrit son portfolio. Le contenu du portfolio apporte des preuves tangibles que l’auteur se situe dans l’action : il n’est pas entièrement passif et ne fait pas que subir (sa formation par exemple). Au sein même des contraintes qui lui sont imposées et des difficultés qu’il rencontre (il y en a toujours), le portfolio est un espace de liberté qui favorise le questionnement et permet de tirer profit de l’expérience. C’est enfin une philosophie : adopter le portfolio ou adhérer à sa démarche réflexive, c’est accepter le changement et l’inconnu et se donner les moyens d’évoluer. Nous savons éventuellement d’où nous partons, mais ne savons jamais exactement où nous allons ni par quels chemins nous passerons !

Bilan d’un apprentissage collaboratif à distance

L’apprentissage collaboratif a joué un rôle très important dans ma formation cette année. J’apprécie beaucoup le travail à deux ou en groupe en général, parce que je trouve que l’échange et le dialogue sont des moteurs indispensables dans tout projet. L’apprentissage collaboratif occupe une part importante de la formation AIGEME, aspect que j’ai trouvé très positif. Si j’apprécie de travailler seule et de chercher des solutions pour résoudre des problèmes, je ressens néanmoins toujours à un moment ou un autre le besoin d’échanger avec d’autres (pairs ou référents) pour questionner mes hypothèses et idées et tout simplement pour l’interaction sociale, qui ajoute du sens et parfois du piment à tout ce que l’on entreprend !

Dans le contexte de la formation ouverte et à distance, le travail en binôme ou en groupe, les échanges participatifs et l’entraide sont indispensables. Ces moments et ses approches font d’ailleurs partie intégrante du dispositif. Seul, on peut avoir du mal à se motiver, à rester dans les rails, à comprendre ce qu’on attend de nous en tant qu’apprenant, etc. Il devient rapidement “vital” de soumettre des questions, proposer des solutions, recueillir l’avis des uns et des autres, au risque notamment de se perdre dans la multitude d’informations présentes sur la plateforme de cours et de se noyer dans la quantité de questions qui ne peuvent trouver réponse au moment où on se les pose. Et oui, dans la formation à distance, il faut faire avec l’effet retard et le mode asynchrone. On ne peut pas toujours poser une question en direct à un interlocuteur et s’attendre à avoir une réponse immédiate. Entretenir le dialogue avec les autres permet d’avancer et de désamorcer des difficultés parfois sources d’anxiété.

Les interactions entre apprenants et avec les enseignants sont indispensables et le travail en binôme/groupe crée des liens. Ainsi, on existe plus seulement comme apprenant individuel inscrit à une formation, mais comme membre d’une communauté ayant un (et souvent plusieurs) rôle et des liens multiples avec les autres membres. Comme nous sommes des êtres sociaux, nous avons besoin d’interagir et de construire, lorsque cela est possible, des relations avec d’autres. J’ai eu la chance que cela soit possible au sein de cette promotion. Je crois que ceux et celles qui partagent cette expérience en sont ressortis plus riches et plus forts.

La formation AIGEME est résolument axée sur l’approche socio-constructiviste de l’apprentissage. Au stade adulte où nous sommes, à notre niveau d’études et pour une formation dont la spécialité est la FOAD, il serait d’ailleurs malheureux que le dispositif ne repose pas sur cette approche. Elle requiert de la part des apprenants une aptitude à l’auto-apprentissage, par la nature même du mode d’apprentissage – la FOAD – et parce que les enseignants ne sont pas tous aussi disponibles qu’on le souhaiterait. Il en résulte parfois une certaine frustration. L’évaluation repose en grande partie sur des travaux collaboratifs, coopératifs et participatifs, ce qui permet de gagner du temps et d’apprendre davantage de choses en peu de temps, et de réaliser des projets plus intéressants que ce qu’on aurait pu faire seul dans le même laps de temps. En effet, le domaine de la FOAD est vaste, nous avons eu à mener de front un grand nombre de projets et à construire nos connaissances et acquérir des savoir-faire dans des champs multiples de la FOAD. Dans ce type de formation professionnelle hautement spécialisée, l’efficacité et le rendement sont des mots qui ne doivent pas faire peur aux apprenants !

C’est ainsi que j’ai accompli bon nombre de mes projets en binôme, souvent avec la même personne d’ailleurs (on ne change pas une équipe qui gagne) et un projet conséquent en groupe dans le cadre du module “Transmission des connaissances”. Le travail en binôme et le travail en groupe imposent des règles différentes. On passe du mode de relation duel, auquel on est culturellement habitués, à une relation plurielle qui fonctionne sur le mode réseau, ce qui est bien plus complexe à gérer, d’autant plus qu’on ne connaît pas bien les membres du groupe. Pour ce projet, il fallait bien entendu gérer les aspects techniques du travail collaboratif à distance (outils collaboratifs, planning et délais, décalage horaire) mais aussi les aspects humains du travail en groupe. Une expérience intéressante qui s’est révélée personnellement positive et source de réflexion. C’était l’occasion en effet d’observer et d’analyser nos propres fonctionnements et ceux des autres membres du groupes, notre degré d’implication, notre aptitude à la prise de décision, les rôles implicites au sein du groupe et enfin les modes d’intervention et d’échange privilégiés par les uns et les autres. Ce fut avant tout un cas pratique difficile que nous a soumis  l’enseignant de ce module, Mr Florimond Rakotonoelina ; une mise en situation quasi-réelle avec toutes les questions liées au travail de groupe (tâches collaboratives vs tâches coopératives, esprit d’équipe, gestion du stress, communication, etc.), réalisé à distance (décalage horaire, interculturalité, interprétation des “silences”, etc.), selon des consignes précises à respecter (évaluation critériée) et toute la complexité du domaine de la transmission des connaissances dans le contexte de la conception pédagogique multimédia.

Quelques outils pour créer un ePortfolio

Cette année, j’ai d’abord créé un premier portfolio sur la plateforme communautaire ELGG puis un second sur MySpace. J’ai également élaboré un exemple de portfolio d’apprentissage sur Edu-Portfolio, que je destinais à un module “Bilan des compétences en langues” pour des étudiants de l’Université française d’Egypte. J’ai finalement choisi “d’établir” mon ePortfolio sur la plateforme WordPress, qui correspond mieux à ce que je recherchais pour cet outil : il est gratuit, conforme aux standards du Web 2.0, convivial et personnalisable, sans publicité, et il offre de nombreuses extensions (fonctionnalités supplémentaires).

J’ai également découvert la possibilité d’héberger son site WordPress en local et chez un hébergeur, ce qui permet d’ajouter de nombreuses fonctionnalités et de gérer ses propres feuilles de style. Il faut pour cela installer un environnement de développement en local et avoir un espace pour héberger ses sites et weblogs. J’ai configuré un serveur PhpMysql sur mon ordinateur, notamment pour la réalisation du site web (Réalisation d’un site web) et je compte bien commencer à utiliser WordPress ainsi dès que j’aurai un peu plus de temps.

J’ai éprouvé le besoin de tester plusieurs outils et de réfléchir au portfolio comme outil d’apprentissage réflexif. Je voulais prendre le temps de me forger une opinion fondée sur mon expérience, pour construire un portfolio utile et agréable à consulter et à alimenter, et qui reflète une identité numérique personnelle. Je voulais aussi être en mesure de transmettre à d’autres l’intérêt de cet outil dans une démarche réflexive d’apprentissage et de valorisation d’acquis.

En résumé, voici un bilan rapide concernant l’utilisation de la plateforme MySpace pour la création d’un portfolio numérique, et les raisons qui m’ont poussé à choisir une autre plateforme.

MySpace ne m’a finalement pas convaincue pour héberger mon ePortfolio :

  • Il n’existe pas de catégories intéressantes pour le blog et il est à ma connaissance impossible d’en créer de nouvelles (j’ai essayé et fait quelques recherches, mais en vain).
  • La présence incontournable de la publicité est désagréable et ne peut convenir pour un ePortfolio à visée professionnelle ou institutionnelle.
  • La plateforme n’est sans doute pas faite pour accueillir du texte mais plutôt pour partager des photos, vidéos, widgets, commentaires. En effet, les fonctionnalités offertes actuellement pour le module blog ne sont pas suffisantes.

Ce que j’ai néanmoins apprécié sur MySpace :

  • La possibilité d’ajouter des Widgets proposés par MySpace ou ses propres Widgets (vidéos, musiques, photos, etc.)
  • La possibilité d’ajouter d’autres objets à code imbriqué (embedded code), hébergés sur d’autres plateformes Web 2.0 (ex : scribd, animoto, etc.)
  • La possibilité de modifier la feuille de style existante et de créer ses propres feuilles de style.

Ma biographie langagière et l’apprentissage réflexif

La biographie langagière (ou biographie des langues) est une étape utile et nécessaire dans une démarche réflexive de l’apprentissage des langues étrangères. Ce travail introspectif permet de revisiter son parcours langagier et ses expériences interculturelles, et de la présenter de façon personnelle, intuitive, spontanée, ou plus consciente et recherchée, selon ses compétences en didactique des langues. En effet, la biographie langagière d’un lycéen ne sera pas la même que celle d’un praticien des langues.

Notre parcours linguistique et notre histoire personnelle sont intimement liés et cette démarche permet de réfléchir sur nos styles d’apprentissage, nos goûts, nos points forts et nos lacunes, ainsi que sur les représentations que l’on a des langues-cultures avec lesquelles nous sommes en contact et que nous connaissons (même partiellement).

Ce module a été pour moi l’occasion de (re)découvrir les différents courants en didactique des langues, dont j’ai fait l’expérience en tant qu’apprenant, à l’école et dans d’autres milieux institutionnels. Avoir connaissance des méthodes et approches didactiques par lesquelles j’ai appris les langues vivantes étrangères (la méthode de la grammaire-traduction, l’approche communicative, etc.) me permet de mieux comprendre comment j’ai pu acquérir certaines compétences et ce qui me convient ou non dans chacune des méthodes utilisées. Explorer son profil d’apprenant, connaître notamment ses styles d’apprentissage et les stratégies en œuvre dans la communication et l’apprentissage des langues, utiliser des techniques permettant d’être plus efficace dans la communication en langue étrangère, favorise les conditions d’auto-apprentissage.

Raconter son parcours langagier et décrire ses représentations des langues-cultures permet d’aborder plus facilement la question de la définition des objectifs d’apprentissage et des projets personnels (ou professionnels) liés à une langue-culture.  Ainsi, comment vais-je mesurer mes progrès et poursuivre mon apprentissage si je n’ai pas d’objectifs (généraux et intermédiaires) clairs pour me guider ? De même, est-ce qu’un apprenant peut être qualifié de “mauvais en langue” parce qu’une méthode ne lui convient pas ? Chacun doit tenir compte de sa personnalité, ses goûts et ses styles d’apprentissage, car il n’existe certainement pas de méthode unique qui serait efficace pour tous les apprenants. La question se pose moins pour les apprenants dont on dit souvent qu’ils ont “un don pour les langues”, probablement parce qu’ils utilisent plus spontanément (souvent inconsciemment) des stratégies (compensation, transfert linguistique, etc.) qui leur permettent de communiquer et de progresser. Je pense pouvoir me classer dans cette catégorie. Pour les autres, l’apprentissage d’une langue est souvent vécue comme une tâche fastidieuse et peu gratifiante, et la méthode enseignée génère souvent des blocages à l’école. Les méthodes ont évolué vers des approches communicative et interactionnelle, qui mettent l’apprenant au cœur de l’apprentissage. Le Cadre européen commun de référence pour les langues, publié par le Conseil de l’Europe en 2001, insiste notamment sur l’importance de l’auto-évaluation dans l’apprentissage d’une langue et un outil comme le portfolio européen des langues inclut la biographie langagière, le passeport des langues et le dossier (sélection de productions illustrant les compétences de l’apprenant).

Il est primordial d’apprendre à se connaître et à définir des objectifs ancrés dans la réalité, qui répondent à des besoins ou à des envies, sources de motivation pour tout apprenant. C’est seulement à ce moment-là que l’apprenant peut profiter de l’aide que pourront lui apporter ses tuteurs potentiels, qu’ils soient enseignants, praticiens des langues ou simplement des natifs de la langue pratiquée.

La démarche réflexive et l’approche sociolinguistique ne pouvaient pas me laisser insensible. En effet, j’ai d’abord choisi de suivre une formation universitaire en langues appliquées et décidé d’étudier deux années consécutives en Allemagne et au Canada anglophone. Plus récemment, j’ai décidé de m’expatrier en Egypte pour mieux découvrir cette région du monde, améliorer mes compétences en arabe, et me rapprocher d’une autre culture. J’ai aimé découvrir et être au contact d’autres langues-cultures depuis mes premiers voyages. Je les considère depuis indispensables à mon épanouissement. Mon apprentissage des langues (anglais, allemand, arabe) a jusqu’à présent toujours commencé dans un cadre institutionnel pour se poursuivre en immersion dans un pays de la langue concernée.

Enfin, il me semble que ma biographie langagière parlera d’elle-même et qu’elle illustre mon expérience de l’apprentissage réflexif en langues.

L’interaction sociale joue sur ma motivation

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Mon analyse du montage financier d’un dispositif de FOAD

J’ai fait un bon travail d’analyse et j’ai abouti à un résultat qui me satisfait. J’ai accompli cette tâche avec un grand intérêt. Il faut dire que les aspects organisationnels et la conduite de projet FOAD sont des domaines qui m’intéressent beaucoup. Je n’ai donc pas eu de difficulté à me motiver pour approfondir le chapitre.

J’ai à présent un outil de travail sur le montage financier d’un dispositif de FOAD que je pourrai réutiliser lorsque j’aurai besoin de monter un projet de ce type. Le professeur qui enseigne ce module m’a d’ailleurs donné une excellente appréciation : “Excellent travail, très bonne analyse”.

Pour consulter ce document, cliquez ici.

Premières séances de stage

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Le CERCLE, centre de ressources en langues

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Réflexion sur ma biographie langagière

Le cours d’approche sociolinguistique en didactique des langues de Me S. Galligani m’a donné l’occasion de réaliser ma biographie langagière.

Tout comme le ePortfolio des langues, la BL constitue un travail réflexif sur l’apprentissage. Cela n’a pas été chose simple de remonter aussi loin que l’enfance et de se rappeler quels ont été mes premiers contacts avec d’autres langues et cultures.

Ce qui m’a paru encore plus difficile encore, c’est de repérer quelles méthodologies et approches étaient suivies dans les cours de langues étrangères que j’ai pu suivre tout au long de mon apprentissage en langue.

Ce que je trouve particulièrement intéressant dans cet exercice, c’est de voir quels sont les points forts et faibles et quelles stratégies d’apprentissage j’applique, plus ou moins consciemment d’ailleurs.

Comme je vis dans un pays étranger, j’ai tout de même plus conscience de ce que j’apprends et des progrès que je fais en arabe puisque je suis confrontée à mes difficultés et mes facilités au quotidien.

En revanche, je n’ai pas défini d’objectifs précis que j’aimerais atteindre cette année par exemple. Il est vrai qu’avec le Master, je n’ai plus le temps de suivre mes cours particuliers d’arabe, mais tout de même, je devrais définir quelques objectifs précis, puisque, d’une façon ou d’une autre, je continue d’apprendre (du vocabulaire, des gestes, des expressions, etc.). Avant de faire ma BL, je me disais que mes cours d’arabe étaient bien et que le professeur est un bon pédagogue, mais je n’en tirais pas le meilleur, et n’étais pas tout à fait satisfaite, sans savoir exactement pourquoi.

Au fond, comment être satisfaite alors que je n’avais pas d’objectif clair ?

Voilà ce que je (me) répète depuis plusieurs mois : je ne partirai pas d’Egypte avant de parler l’arabe (disons plutôt l’Egyptien) couramment.

J’aurai dû répondre à cette question (de définition de mes objectifs d’apprentissage en arabe) en constituant ma BL, mais je me suis laissée rattraper par le temps. Je dois donc compléter ma BL, qui, de toute façon, ne sera jamais achevée puisque mes compétences, mes objectifs, et mes rapports aux langues et aux cultures évoluent constamment.

Comme l’objet de mon stage à l’Université Française d’Egypte consiste à mettre en place un module de e-formation “Bilan de compétences en langues” (test de niveau et constitution d’un ePortfolio en langues), je vais pouvoir définir mes objectifs d’apprentissage en arabe tout en préparant ce module pour les étudiants.

Vous pouvez également consulter ce billet sur mon ancien portfolio en cliquant ici.

Montage financier d’un dispositif de FOAD

Aujourd’hui, j’ai travaillé sur le chapitre 3 du module “Aspect organisationnel et conduite de projet FOAD”,. Ce chapitre concerne le montage financier.

Comment j’ai procédé : j’ai d’abord étudié le cours hier, puis je l’ai relu aujourd’hui, en réfléchissant aux éléments possibles de réponse…

Le libellé de l’exercice (3) qui nous est demandé est le suivant :

“Vous souhaitez mettre en place dans votre organisme un dispositif de FOAD et vous chercher à construire un budget prévisionnel, quels sont les grands principes qui vont vous permettre de donner des bases solides à votre projet?

Vous pouvez essayer de trouver au moins 6 grands principes.”

Comment j’ai procédé :

- j’ai pris des notes en relisant le cours.

- j’ai commencé à répondre dans un fichier Word, pour organiser mes idées et les points clés.

- j’ai fait une recherche sur Internet pour obtenir des informations (ressources) complémentaires sur le sujet.

Voici deux documents que j’ai trouvés intéressants et pertinents, apportant des éléments à ma réflexion :

1) Etude sur les coûts de la FOAD, réalisée en avril 2003 sur 3 dispositifs de FOAD, dans le cadre de l’appui aux projets campus numériques soutenu par le Bureau B3 de la Direction de la Recherche et des Technologies du Ministère de l’Education Nationale.

http://www.educnet.education.fr/chrgt/FOAD-couts.pdf

2)  La dimension économique de la formation ouverte et à distance : de la question du marché à la question des coûts. MORIN Philippe – octobre 2004

http://www.centre-inffo.fr/La-dimension-economique-de-la.html

Je trouve cet exercice (relatif au chapitre 3 du cours) plus difficile que les deux précédents. Il touche aux questions économiques, stratégiques, organisationnelles et de gestion de la mise en place d’un projet de FOAD. Il me semble qu’on approche enfin les aspects concrets du projet : comment élaborer concrètement le modèle économique et le budget prévisionnel d’un dispositif de FOAD ? Comment s’assurer que le dispositif soit rentable, évolutif, que les coûts réels et les recettes soient représentés au plus juste dans les documents comptables ? Voici les premières questions que je me pose et auxquelles je vais tâcher de trouver des réponses.

J’y retourne car je n’ai pas terminé. J’espère pouvoir apporter une conclusion à cet article d’ici peu, sur ce que cet exercice m’a apporté et ce que j’en retiens de “pratique”.

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