Autoformation sur Photoshop

Le module intitulé “Outils et panorama du Web” (cours Construction d’un site web) a été l’occasion de me former davantage sur le logiciel Photoshop. C’est un logiciel de traitement et de création d’images très puissant et complexe ; ce logiciel propriétaire fait partie de la suite logicielle de l’éditeur Adobe.

Dans ce cours, nous étions amenés à travailler en autoformation sur le logiciel libre GIMP, moins riche que Photoshop mais dont les fonctionnalités sont comparables à celles de Photoshop et suffisent pour quelqu’un dont le coeur de métier n’est pas l’image et la photo. S’il s’agissait d’autoformation, il était toujours possible de demander de l’aide à l’enseignant et aux autres étudiants, via le forum du cours. Comme j’ai travaillé cette année sur un ordinateur portable (Mac) et que je n’avais pas tous les éléments avec moi pour installer GIMP, j’ai choisi de travailler sur Photoshop. Mais j’ai à présent tout ce qu’il faut pour travailler également avec GIMP que j’ai installé, et je vais donc pouvoir l’utiliser. Un des intérêts des logiciels à code ouvert est bien évidemment que l’on peut facilement les implémenter au sein d’institutions publiques (à l’université notamment) sans entamer le budget, notamment dans le cadre de la conception de projets en e-learning ou de création web. Il faut d’ailleurs encourager l’utilisation de ces logiciels à code ouvert et les faire connaître davantage aux étudiants et aux enseignants, car ils permettent l’accès à l’information et aux savoirs pour tous.

Les travaux pratiques de ce module se divisaient en cinq niveaux de compétence, comme on peut le voir sur la carte conceptuelle ci-dessous (extraite des consignes du TP) :

5 niveaux
5 niveaux

J’ai suivi cette carte et choisi de nommer mes productions graphiques d’après le niveau et la ramification concernée. Ainsi, une image intitulée niv5_B est sensée démontrer la compétence de niveau 5 intitulée “Rendre floue une partie d’une photo”.

Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3 Niveau 4 Niveau 5

A propos

Bienvenue sur mon portfolio numérique

Il s’agit d’un travail réflexif personnel, tourné vers l’apprentissage tout au long de la vie et s’appuyant sur les technologies de l’information et de la communication. Il a été élaboré dans le cadre du Master 2 professionnel AIGEME enseigné à Paris 3 La Sorbonne Nouvelle selon le mode de l’enseignement à distance (Télé3). Ainsi, la totalité du Master s’est déroulé à distance.

Ce portfolio inclut d’une part des articles illustrant mon expérience et mon vécu au cours de cette année de Master 2 professionnel spécialisé dans l’ingénierie de la formation ouverte et à distance. Il présente d’autre part un certain nombre de compétences acquises cette année dans le domaine de la e-formation, et que j’ai pu en partie mettre en application en contexte professionnel.

Qu’est-ce qu’un ePortfolio ?

Cette phrase de Serge Ravet (Directeur de l’association Eifel et enseignant du module sur le ePortfolio dans le Master 2 AIGEME) me paraît être une bonne entrée en matière :

“On utilise la technique de l’apprentissage réflexive et attestative. On réfléchit sur ce qu’on a fait, on restitue la trame de ses expériences, on en extrait ses compétences, et on rassemble toutes les preuves de ses qualités sociales et professionnelles, acquises pendant sa formation, des stages ou diverses activités, mêmes associatives.”

Je laisse le lecteur se faire sa propre idée en parcourant ce portfolio numérique, et je me contenterai de proposer les mots qui me semblent bien qualifier la finalité de cet outil. Ce ePortfolio se veut :

  • expérientiel,

  • réflexif,

  • identitaire,

  • d’apprentissage,

  • évolutif,

  • dynamique,

  • valorisant,

  • professionnel.

A propos du Master AIGEME :

La spécialité du Master AIGEME (Applications informatiques : gestion, études, multimédia, eFormation), M2, Ingénierie de la formation à distance, est conçue comme une démarche professionnalisante adossée à la Recherche.

Elle couvre tous les aspects de l’apprentissage à distance, détaillés dans la rubrique Compétences en FOAD de ce portfolio.

Quelques outils pour créer un ePortfolio

Cette année, j’ai d’abord créé un premier portfolio sur la plateforme communautaire ELGG puis un second sur MySpace. J’ai également élaboré un exemple de portfolio d’apprentissage sur Edu-Portfolio, que je destinais à un module “Bilan des compétences en langues” pour des étudiants de l’Université française d’Egypte. J’ai finalement choisi “d’établir” mon ePortfolio sur la plateforme WordPress, qui correspond mieux à ce que je recherchais pour cet outil : il est gratuit, conforme aux standards du Web 2.0, convivial et personnalisable, sans publicité, et il offre de nombreuses extensions (fonctionnalités supplémentaires).

J’ai également découvert la possibilité d’héberger son site WordPress en local et chez un hébergeur, ce qui permet d’ajouter de nombreuses fonctionnalités et de gérer ses propres feuilles de style. Il faut pour cela installer un environnement de développement en local et avoir un espace pour héberger ses sites et weblogs. J’ai configuré un serveur PhpMysql sur mon ordinateur, notamment pour la réalisation du site web (Réalisation d’un site web) et je compte bien commencer à utiliser WordPress ainsi dès que j’aurai un peu plus de temps.

J’ai éprouvé le besoin de tester plusieurs outils et de réfléchir au portfolio comme outil d’apprentissage réflexif. Je voulais prendre le temps de me forger une opinion fondée sur mon expérience, pour construire un portfolio utile et agréable à consulter et à alimenter, et qui reflète une identité numérique personnelle. Je voulais aussi être en mesure de transmettre à d’autres l’intérêt de cet outil dans une démarche réflexive d’apprentissage et de valorisation d’acquis.

En résumé, voici un bilan rapide concernant l’utilisation de la plateforme MySpace pour la création d’un portfolio numérique, et les raisons qui m’ont poussé à choisir une autre plateforme.

MySpace ne m’a finalement pas convaincue pour héberger mon ePortfolio :

  • Il n’existe pas de catégories intéressantes pour le blog et il est à ma connaissance impossible d’en créer de nouvelles (j’ai essayé et fait quelques recherches, mais en vain).
  • La présence incontournable de la publicité est désagréable et ne peut convenir pour un ePortfolio à visée professionnelle ou institutionnelle.
  • La plateforme n’est sans doute pas faite pour accueillir du texte mais plutôt pour partager des photos, vidéos, widgets, commentaires. En effet, les fonctionnalités offertes actuellement pour le module blog ne sont pas suffisantes.

Ce que j’ai néanmoins apprécié sur MySpace :

  • La possibilité d’ajouter des Widgets proposés par MySpace ou ses propres Widgets (vidéos, musiques, photos, etc.)
  • La possibilité d’ajouter d’autres objets à code imbriqué (embedded code), hébergés sur d’autres plateformes Web 2.0 (ex : scribd, animoto, etc.)
  • La possibilité de modifier la feuille de style existante et de créer ses propres feuilles de style.

De MS Access à MySql

Pour la réalisation de mon projet de site web dynamique, j’ai choisi de faire un site pour le CERCLE. Ce site devrait permettre d’une part de consulter le catalogue des ressources disponibles au et par le centre, d’autre part, il devrait proposer le programme des ateliers et autres événements proposés par l’équipe du CERCLE au cours de l’année.

Pour plus d’information, lire ma note d’intention.

J’ai élaboré cette année pour le cours de BD Access une base de données des ressources du centre, en collaboration avec Dina El Kassas. C’était un travail d’équipe.

Il faut donc exporter reprendre notre modèle de BD relationnel et l’améliorer pour qu’il soit parfaitement fonctionnel. On a la possibilité d’exporter les tables et requêtes d’Access et de les importer sur une nouvelle base de données Mysql.

De quoi a-t-on besoin ?

Il faut d’abord installer un environnement de développement (en local) comprenant un serveur web (Apache) et un serveur de base de données (Mysql), un interpréteur de script PHP et une interface d’administration SQL (PHPMyadmin). Nous avons donc installer EasyPhp, qui réunit tous ces éléments.

A cette étape du projet, nous nous concentrons sur la structure de la base de données. Pour le site du centre, notre base de données a besoin d’un ensemble de données concernant les ressources, mais aussi des données concernant les événements (ateliers, concours, jeux, etc.). Nous aurons également besoin de données concernant les utilisateurs, si nous décidons de créer une interface de consultation (avec profil associé) et une interface d’administration (gestion des rôles).

Mais revenons à la partie concernant les ressources.

Voici quelques sites qui devraient nous aider à progresser avec Mysql…

http://cerig.efpg.inpg.fr/tutoriel/bases-de-donnees/sommaire.htm

Scribd, un cousin de YouTube ?

En travaillant sur le dossier “E-learning en 2030 ou e-learning 4.0″ dans le cadre du module “Voix et vidéo sur IP” proposé et encadré par Mr Olivier Cotinat, j’ai découvert le service Scribd. Quelle trouvaille ! C’est en effectuant des recherches sur Internet pour me donner des idées et alimenter ma réflexion sur le sujet que je l’ai découvert.

Scribd, l’équivalent de YouTube mais pour la publication et le partage de documents textuels. Je me suis dit immédiatement que je devais explorer cette piste en vue de permettre la consultation de mes travaux, dossiers et productions de cette année. En effet, si ce service fonctionnait comme YouTube, j’allais donc pouvoir insérer le code imbriqué (en anglais embedded code) de mon document  directement sur mon blog !

Je n’ai pas eu le temps de tester ce service tout de suite étant donné tous les projets que j’avais en cours, à remettre sur les plateformes WebCT et Moodle. J’ai donc remis cette expérimentation à la mi-juillet.

Le service Scribd repose sur IPaper, un widget en Flash permettant de visualiser des documents textes (.doc, .ppt, .pdf, etc.) et images avant de les imprimer et de les partager à partir de sites Web. Impressionnant, non ?

Vous pouvez ainsi lire ce billet posté sur mon ancien portfolio MySpace et constater ce que donne l’insertion du code associé à la mise en ligne d’un document sur Scribd : mon billet sur MySpace.

Lorsque j’ai décidé d’héberger mon ePortfolio sur WordPress, j’ai immédiatement cherché comment utiliser IPaper de Scribd. Mais le problème est que pour le moment, WordPress ne permet pas d’insérer IPaper, à moins de développer son propre site WordPress. Dans ce cas, un plug-in a été développé pour combler ce manque. Mais jusqu’à présent, je n’ai pas encore eu le temps de m’y mettre !

J’ai donc poursuivi mes recherches pour trouver une solution de remplacement et j’ai découvert Vodpod, un autre widget disponible pour les blogs WordPress hébergés par WordPress. Je l’utilise comme solution de remplacement en attendant.

Pour lire mon billet sur Vodpod, cliquez ici.

Exploitation du Web 2.0 en FOAD

Au cours de la formation AIGEME et notamment à travers le module “Approches et usages pédagogiques disciplinaires : multimédia et FOAD”, du module “Outils et panorama du Web” et du cours “E-learning et Web 2.0″ (module “Plateformes de FOAD”), j’ai découvert ou parfois redécouvert les services du Web collaboratif. Les possibilités d’exploitation dans le cadre de la FOAD favorisant le travail collaboratif et le partage des connaissances mais aussi dans le cadre d’un centre de ressources, m’ont véritablement inspirée.

Le CERCLE-FLE, petit laboratoire d’idées à développer et à exploiter…

Comme je l’ai décrit dans un billet précédent, j’ai été amenée à créer un blog pour le FLE (français langue étrangère) dans le cadre du module “Approches et usages pédagogiques disciplinaires : multimédia et FOAD”. Ce blog était destiné en particulier aux étudiants et aux enseignants de l’Université française d’Egypte, pour partager conseils, idées, réflexions et ressources pour le FLE et pour aborder les questions d’auto-évaluation, d’autonomie, et d’outils du Web qui me semblent utiles aux étudiants. J’ai appelé ce blog “Le CERCLE-FLE”, d’après le nom du centre de ressources en langue que j’ai monté cette année à l’UFE. Je l’ai alimenté tout au long de l’année, au fil de mes découvertes, expériences et réflexions. C’était aussi un moyen assez facile de proposer du contenu aux étudiants, en attendant de pouvoir réaliser un site web dédié au CERCLE.

En cliquant sur les liens ci-après, vous pourrez lire d’autres billets sur ce thème :

DailyMotion, YouTube, del.icio.us, Scribd, Vodpod, Animoto et les widgets.

Partager ses signets avec del.icio.us

En créant mon premier blog sur WordPress et en consultant différents blogs sur Internet, j’ai remarqué à plusieurs reprises le service “del.icio.us”. Il m’a fallu quelques temps avant d’en prendre conscience. Mais aujourd’hui, ma curiosité devenant trop grande, je me suis décidée à taper ce mot dans Google et de visiter le site http://delicious.com. Je savais que c’était un service du Web 2.0 (web participatif et collaboratif), mais encore ?

J’ai donc découvert que ce service permettait de partager des signets avec d’autres utilisateurs de ce service, par le biais des tags (mots-clés) et de mettre un lien vers sa page de signets depuis n’importe quel outil de blog, WordPress notamment. Super ! J’étais contente de cette découverte. J’allais enfin pouvoir ajouter les signets des sites consultés et sélectionnés pendant mes recherches, afin de pouvoir les retrouver à tout moment lorsque je ne suis pas devant mon ordinateur. Je me suis même demandé si je n’allais pas utiliser que cette technique plutôt que de sauvegarder mes signets sur mon ordinateur. J’y réfléchis encore…En attendant, j’ai rassemblé essentiellement les sites que je voulais utiliser avec les étudiants ou simplement partager avec eux.

J’ai également découvert une fonctionnalité intéressante dans WordPress, celle qui permet de définir quels tags associés à des signets seront visibles.

Je n’ai pas encore exploité toutes les possibilités offertes par del.icio.us. C’est pour bientôt !

Enfin, mes signets sur del.icio.us sont accessibles depuis la barre latérale gauche de ce ePortfolio.

L’outil de syndication YouTube : créer sa propre “chaîne” et la partager

Après avoir utilisé DailyMotion pour les vidéos de la classe de FLE, j’ai décidé de créer un compte sur YouTube, site de partage de vidéos plus connu en Egypte que DailyMotion.

J’ai créé ce qu’on appelle une “chaîne” sur YouTube afin de partager ma sélection de vidéos avec d’autres. Une fois encore, j’ai orienté ma sélection vers les usages pédagogiques disciplinaires (FLE et FOS), dans la continuité du travail accompli auparavant (blog du CERCLE-FLE, création d’un compte et tâche interactionnelle sur DailyMotion). J’ai personnalisé ma chaîne (couleurs, organisation des rubriques) et j’ai créé des “playlists” (ou pistes de lectures), pour classer les vidéos par catégories. Une fois une première sélection de vidéos prête, j’ai ajouté un lien “Partage de vidéos” sur mon blog pour le FLE (le CERCLE-FLE).
Voilà un moyen très simple de mettre à disposition des vidéos intéressantes pour les étudiants : écouter et découvrir des humoristes anglophones, francophones, des chansons, se documenter sur des faits actuels, s’ouvrir sur des questions contemporaines…C’est un support très riche pour alimenter des discussions, des débats, et le travail en auto-formation. C’est aussi une ouverture sur autre chose et sur un autre type de ressource…Et cela leur donne accès aux technologies du Web 2.0 dans le cadre de l’apprentissage.

Ce qui prend du temps, c’est la sélection des supports bien évidemment. Mais une fois la chaîne créée, il suffit de l’alimenter au fil du temps. Ce que chaque enseignant de langue pourrait faire en vue de les partager avec d’autres enseignants et avec ses étudiants.

Vous pouvez consulter cette chaîne ici : http://www.youtube.com/ashincairo

Activité pour une classe de FLE avec DailyMotion

Au mois de mars, nous avons travaillé avec DailyMotion dans le cadre du module “Approches et usages pédagogiques disciplinaires : multimédia et FOAD” de Mr Christian Ollivier. Pour des pratiques de classe de FLE, il est en effet très intéressant et vivant d’utiliser DailyMotion dans une tâche interactionnelle. Cette idée m’a plu. J’ai donc créé un compte sur cette plateforme pour le CERCLE, afin de l’utiliser à la rentrée prochaine ou le suggérer aux enseignants.

L’idée de ce compte partagé est de créer une interface commune pour une communauté (la classe ou le centre de ressources par exemple) et de proposer des tâches interactionnelles pour la pratique du français. Sur DailyMotion, il est facile de créer ses propres vidéos (par petits groupes ou seul), avec un téléphone portable ou une webcam puis de les mettre en ligne et éventuellement de les partager avec d’autres groupes sur DailyMotion ou sur d’autres plateformes, ce grâce au permalien (adresse unique) automatiquement créé et associé à un fichier vidéo ajouté sur DailyMotion. On peut imaginer beaucoup d’utilisation possible, et notamment on pourrait proposer que les vidéos illustrant bien une compétence donnée (pour l’interaction orale essentiellement) puissent être un jour intégrées aux ePortfolios des étudiants.

Suite à cette activité réalisée, j’ai écrit un article sur le blog le CERCLE-FLE sous la forme d’une aide pour la création et la mise en ligne de vidéos sur DailyMotion. Ainsi, le moment venu, si un enseignant ou l’équipe du CERCLE veut exploiter cette idée, les explications seront accessibles sur le blog.

Ma biographie langagière et l’apprentissage réflexif

La biographie langagière (ou biographie des langues) est une étape utile et nécessaire dans une démarche réflexive de l’apprentissage des langues étrangères. Ce travail introspectif permet de revisiter son parcours langagier et ses expériences interculturelles, et de la présenter de façon personnelle, intuitive, spontanée, ou plus consciente et recherchée, selon ses compétences en didactique des langues. En effet, la biographie langagière d’un lycéen ne sera pas la même que celle d’un praticien des langues.

Notre parcours linguistique et notre histoire personnelle sont intimement liés et cette démarche permet de réfléchir sur nos styles d’apprentissage, nos goûts, nos points forts et nos lacunes, ainsi que sur les représentations que l’on a des langues-cultures avec lesquelles nous sommes en contact et que nous connaissons (même partiellement).

Ce module a été pour moi l’occasion de (re)découvrir les différents courants en didactique des langues, dont j’ai fait l’expérience en tant qu’apprenant, à l’école et dans d’autres milieux institutionnels. Avoir connaissance des méthodes et approches didactiques par lesquelles j’ai appris les langues vivantes étrangères (la méthode de la grammaire-traduction, l’approche communicative, etc.) me permet de mieux comprendre comment j’ai pu acquérir certaines compétences et ce qui me convient ou non dans chacune des méthodes utilisées. Explorer son profil d’apprenant, connaître notamment ses styles d’apprentissage et les stratégies en œuvre dans la communication et l’apprentissage des langues, utiliser des techniques permettant d’être plus efficace dans la communication en langue étrangère, favorise les conditions d’auto-apprentissage.

Raconter son parcours langagier et décrire ses représentations des langues-cultures permet d’aborder plus facilement la question de la définition des objectifs d’apprentissage et des projets personnels (ou professionnels) liés à une langue-culture.  Ainsi, comment vais-je mesurer mes progrès et poursuivre mon apprentissage si je n’ai pas d’objectifs (généraux et intermédiaires) clairs pour me guider ? De même, est-ce qu’un apprenant peut être qualifié de “mauvais en langue” parce qu’une méthode ne lui convient pas ? Chacun doit tenir compte de sa personnalité, ses goûts et ses styles d’apprentissage, car il n’existe certainement pas de méthode unique qui serait efficace pour tous les apprenants. La question se pose moins pour les apprenants dont on dit souvent qu’ils ont “un don pour les langues”, probablement parce qu’ils utilisent plus spontanément (souvent inconsciemment) des stratégies (compensation, transfert linguistique, etc.) qui leur permettent de communiquer et de progresser. Je pense pouvoir me classer dans cette catégorie. Pour les autres, l’apprentissage d’une langue est souvent vécue comme une tâche fastidieuse et peu gratifiante, et la méthode enseignée génère souvent des blocages à l’école. Les méthodes ont évolué vers des approches communicative et interactionnelle, qui mettent l’apprenant au cœur de l’apprentissage. Le Cadre européen commun de référence pour les langues, publié par le Conseil de l’Europe en 2001, insiste notamment sur l’importance de l’auto-évaluation dans l’apprentissage d’une langue et un outil comme le portfolio européen des langues inclut la biographie langagière, le passeport des langues et le dossier (sélection de productions illustrant les compétences de l’apprenant).

Il est primordial d’apprendre à se connaître et à définir des objectifs ancrés dans la réalité, qui répondent à des besoins ou à des envies, sources de motivation pour tout apprenant. C’est seulement à ce moment-là que l’apprenant peut profiter de l’aide que pourront lui apporter ses tuteurs potentiels, qu’ils soient enseignants, praticiens des langues ou simplement des natifs de la langue pratiquée.

La démarche réflexive et l’approche sociolinguistique ne pouvaient pas me laisser insensible. En effet, j’ai d’abord choisi de suivre une formation universitaire en langues appliquées et décidé d’étudier deux années consécutives en Allemagne et au Canada anglophone. Plus récemment, j’ai décidé de m’expatrier en Egypte pour mieux découvrir cette région du monde, améliorer mes compétences en arabe, et me rapprocher d’une autre culture. J’ai aimé découvrir et être au contact d’autres langues-cultures depuis mes premiers voyages. Je les considère depuis indispensables à mon épanouissement. Mon apprentissage des langues (anglais, allemand, arabe) a jusqu’à présent toujours commencé dans un cadre institutionnel pour se poursuivre en immersion dans un pays de la langue concernée.

Enfin, il me semble que ma biographie langagière parlera d’elle-même et qu’elle illustre mon expérience de l’apprentissage réflexif en langues.

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.